Roman GORSKI, sculpteur

 

Roman Gorski

Né en 1961 en Pologne

Vit et travaille en France

 

L’arbre est la source singulière de son inspiration, la matière de ses sculptures et installations. Une œuvre puissante et métaphorique.

 

Souvent monumentales, graphiques et aériennes, les sculptures végétales de Roman Gorski se déploient dans l’espace, soit suivant une ligne horizontale en quête d’infini ou se dressant à la verticale, comme la forêt de pins de son enfance au bord de la mer Baltique, en Pologne, son lieu de mémoire et d’imaginaire. L’arbre, des branches aux feuilles en passant par les racines et leur substrat, est la source singulière, unique et sensible de son inspiration, le motif et la matière de ses œuvres. Leurs formes sont courbes et harmonieuses, apprivoisées, jamais issues du hasard, car Gorski « cherche toujours l’équilibre de ces formes sauvages ». La gamme chromatique va du brun au blanc en passant par l’ocre, le jaune et le gris. Conçues pour l’espace extérieur, ses sculptures sont en symbiose avec la nature, parfois même créées in situ et vivent en harmonie avec des lignes ou des signes présents dans le paysage. Ainsi cette structure éthérée aux ailes formées de branches et d’une membrane de gaze encollée et vernie et qui vibre au gré du vent, semblant prête à s’envoler tel un papillon. S’il se dit proche des artistes du Land Art, s’il construit des œuvres éphémères par la nature même de leur corps périssable, Roman Gorski se dit aussi moins radical, tentant de préserver ses sculptures en les momifiant. Poétique, riche et métaphorique, son travail met en évidence son intérêt pour la matière organique, le temps et le rêve. Arrivé en France il y a une quinzaine d’années afin d’approfondir ses études artistiques suivies à l’Ecole nationale des Beaux-arts de Cracovie, Roman Gorski n’est pas reparti. Il expose dans de nombreuses manifestations d’art contemporain à Paris (jardin du Luxembourg, jardin des Plantes), en Ile-de-France (Salon de Montrouge, Centre d’art de Viry-Châtillon) et en Pologne.

 

Catherine Rigollet (Avril 2009)

 

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